6 déc. 2014 / SALON DU POLAR DE MONTIGNY

POLAR & MUSIQUE : GUY MARCHAND & CHRIS COSTANTINI PARLENT MUSIQUE

Pour sa 17e édition, le SALON DU POLAR, fait toujours la part belle aux illustrateurs de talent. Pour preuve, leur affiche, jetez donc un oeil à cette belle galerie.
Cette année, l’Américain Miles Hyman a prêté son crayon. Pour les vrais de vrais du polar, vous reconnaîtrez la signature de la fameuse collection « Le Poulpe » (éd. La Baleine). Et pour ceux qui ont foulé le sol du Palais de Tokyo en 1990, où il fut exposé.

L’information ESSENTIELLE, c’est le thème de cette année : fans de JAZZ et de POLARS, vous en aurez pour votre compte ! Et c’est là que CHRIS intervient ! Une discussion entre lui et Guy Marchand. Rappelez-vous de « Nestor Burma, détective de choc », sur le grand écran avec Michel Serrault, et de l’admirable « Garde à vue » de Claude Miller. Le jazz, c’est une autre passion qu’il partage avec Chris, ainsi qu’avec Bob Garcia, animateur du débat, chroniqueur boulimique, que l’on peut aussi entendre sur TSF Jazz et IDFM Jazz actu.
De bons moments aussi à expérimenter : l’émotion de la remise de prix, la chaleur d’histoires contées, le frisson d’un débat sur les serial-killers et la concentration densifiée en ondes gamma de la dictée Polar !

 

> voir l‘interview de Guy Marchand
> voir des extraits du débat

INFOS PRATIQUES

Montigny-lès-Cormeilles, ce n’est qu’à 23,9km au nord-ouest de Paris, après Argenteuil ! Soit 36 min en voiture sans circulation. Distance aussi ridicule à parcourir que celle de ma cuisine à mon salon !

le site du salon

« SUNNY », L’ORIGINE

La chanson « Sunny » a été écrite en 1966 par Bobby Hebb à la suite de deux événements funestes consécutifs : l’assassinat de JFK en 63 et, le lendemain, le décès de son frère aîné Harold, poignardé à l’extérieur d’une boîte de nuit à Nashville-Tennessee. Effondré, l’auteur a écrit Sunny comme une quête d’optimisme. « Tout ce que je voulais, c’était de penser à des temps meilleurs, un jour meilleur ».

Le succès de la chanson a été immédiat, ce qui a eu pour conséquence pour Hebb une tournée avec les Beatles.

J’apprécie personnellement la version de James Brown.

MONK, L’INDECIS

Monk ne se décidait qu’après les enregistrements pour attribuer un titre à ses morceaux. Une forme de «brain storming» était organisé avec ses musiciens et cela donnait Let’s call this devant sa perplexité à en trouver un « let’s call this… let’s call this… » (appelons-la… appelons-la…) ; Think of one (cherches-en un) s’adressant à l’un de ses musiciens devant sa lassitude à en trouver un.

MANQUE DE PEAU !

Louis Malle réalise en 1957 « Ascenseur pour l’échafaud » avec les épatants Jeanne Moreau et Maurice Ronet. Juliette Greco (ah Miles…) présente son amant du moment au réalisateur. Miles Davis et Malle sympathisent au point que ce dernier lui confie la conception de la bande musicale de son film. Miles improvise alors en studio en direct en regardant les images défiler.

Il souffle alors tellement fort qu’un bout de peau de sa lèvre se détache et se bloque dans l’embouchure de sa trompette, donnant un son « métallique » unique sur la plage « Diner au Motel ». La légende raconte que la bande musicale fut expédiée en trois heures en quelques prises seulement. Jeanne Moreau avait improvisé un bar et s’était transformée en « barmaid ».

A écouter absolument tout comme le souffle grave du sax ténor de Barney Wilen, le Piano de René Urtregger, Pierre Michelot à la contrebasse et Kenny Clarke aux drums.

« …j’étais un cinglé de jazz… la musique d’Ascenseur est unique. C’est l’une des rares musiques de film qui ait été entièrement improvisées… Je passais les séquences sur lesquelles on voulait mettre de la musique, et il commençait à répéter avec ses musiciens… le film en était métamorphosé…  quand on a ajouté la musique, il a soudain décollé. » – Louis Malle

Rencontre avec deux assureurs dans le cinéma

Hugo Rubini et Olivier Auguste-dormeuil m’ont reçcu dans leurs bureaux pour me parler de leur métier. Ces courtiers cinéphiles assurent 40% des tournages en France. Ils assistent aux tournages, lisent les scénarios, donnent leur avis technique sur certaines scènes un peu compliquées et interviennent même, parfois, dans le choix des acteurs. Les films à succès s’enchaînent : « OSS 117 », « De battre mon coeur s’est arrêté », « Le Prophète », « Des Hommes et des dieux », « Mesrine »…